aubergiste

Les métiers d’antan: aubergiste

Le métier d’aubergiste n’a pas toujours été ce qu’il est aujourd’hui et n’a pas toujours été perçu de la même façon. Pour en savoir plus sur les débuts et l’évolution de ce métier, restez avec nous.

L’aubergiste dans sa définition la plus simple est la personne qui est l’hôte d’une auberge, se chargeant de restaurer et loger ses clients. Mais le fait est que l’apparition de ce métier remonte à plus loin que ce que l’on pense.

Dans cet article nous nous intéresserons :

  • à l’apparition du métier d’aubergiste
  • l’évolution de ce métier dans la société
  • la disparition progressive des auberges

À l’issue de cet article, vous connaîtrez tout du métier d’aubergiste qu’aurait pu exercer l’un ou l’une de vos ancêtres, et les plus chanceux d’etre vous pourront peut-être retrouver des livres de comptes ou autres documents liés à cette profession au cours de leurs recherches.

Apparition du métier

Pendant longtemps, l’hospitalité des particuliers et le gîte offert par les monastères ou autre édifice religieux suffisaient à satisfaire la demande des quelques passants en transit.

Aux abords de l’an mille, le développement des villes, des routes et des animations, entraîne une augmentation des échanges entre les villes et les déplacements de marchands. L’apparition d’un nouveau type d’établissement est donc indispensable pour satisfaire la demande de ses nouveaux voyageurs et marchands arpentant les routes. On assiste alors à l’apparition des auberges accompagnée du métier d’aubergiste au début du XIe siècle.

Évolution du métier

À partir du XVIIIe siècle, on exigea des hôtes qu’ils affichent la catégorie de leur établissement : auberge, hôtel ou cabaret. Comme les auberges ne se différenciaient que très difficilement des autres maisons de particuliers, on disposait des enseignes pour les reconnaître. Ils étaient bien souvent nommés et accompagnés de signes folkloriques comme la lune, le corbeau, le faucon, etc.

Les auberges étaient des lieux de vie très importants au Moyen-Âge. On y concluait des affaires et on sociabilisait avec les voyageurs de l’époque. On y passait du bon temps à festoyer et se divertir en bonne compagnie.

Le quotidien des aubergistes

Au Moyen-Âge, les aubergistes étaient donc des tenanciers qui s’occupaient de la restauration et de l’hébergement des voyageurs.

Bien souvent, l’auberge, donc le lieu de travail, était également la maison et le lieu de vie des aubergistes. C’était une entreprise familiale où tous les membres de la famille mettaient la main à la pâte.

En général, l’aubergiste était l’homme de la famille et sa femme aidait au maintien de l’établissement et à la gestion des chambres et des clients. Mais il n’était pas rare que lorsque l’aubergiste décède, sa veuve reprenne l’auberge et devienne à son tour l’aubergiste.

Les établissements étaient petits pour la plupart et les chambres rustiques n’offraient pas un grand confort, mais on y festoyait et buvait comme il faut.

Les aubergistes de nos jours

Dus à l’agrandissement constant des villes et au nombre de touristes qui se fait de plus en plus important, les aubergistes possédant un établissement au sein même d’une agglomération ont été contraints de se développer afin de pouvoir conserver leur place. Ils ont alors donné naissance à des établissements plus importants pouvant accueillir beaucoup plus de clients, la plupart d’entre eux ont alors ouvert des hôtels.

En revanche, il existe toujours des auberges dans les petits villages. On entend par exemple parler des auberges de montagne comme dans la vallée de Munster dans le Haut-Rhin où ils sont encore une cinquantaine à exercer ce métier !

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