Falotier

Les métiers d’antan: allumeur de réverbères (ou falotier)

Si vous vous êtes déjà demandé à quoi ressemblait la vie d’un allumeur de réverbères – ou falotier – dans les années 1800, cet article est fait pour vous !

Le travail d’un allumeur de réverbères ou falotier consistait à parcourir la ville pour allumer des lampes à gaz.

Nous aborderons dans un premier temps l’histoire de l’apparition de l’éclairage public puis l’invention du réverbère qui introduisit le métier de falotier.

Le réverbère : une invention parisienne

Au XVIIe siècle, l’insécurité dans les rues de Paris la nuit tombée était telle qu’un couvre-feu était imposé par les autorités à partir d’une certaine heure. En effet, les rues plongées dans l’obscurité la plus totale facilitaient l’activité criminelle.

C’est donc à cette période, et plus précisément en 1667 que le lieutenant général de la police de Paris imposa l’installation d’un réseau de lanternes dans la plupart des rues. Un habitant par quartier était désigné chargé d’éclairer les lanternes à la nuit tombée et de les éteindre le matin venu. L’éclairage public apparaît grâce à ce mouvement.

En 1766, le lieutenant de police De Sartine fit baisser considérablement le taux de criminalité de la ville de Paris en instaurant l’installation de réverbères non plus à la bougie, mais à l’huile. En effet, les lampes à huile produisent une quantité lumineuse bien plus importante que des lanternes ou chandelles. Enfin au XIXe siècle on a l’apparition des réverbères au gaz qui sont plus économiques et moins difficiles à entretenir.

Grâce aux travaux de Thomas Edison sur l’ampoule électrique, entre 1910 et 1940 un gros travail d’électrification des grandes villes de France est entrepris. Les lanternes électriques remplacent peu à peu les lanternes au gaz. Les dernières lanternes au gaz disparaîtront au milieu des années 1960.

Le métier de falotier

Avec l’apparition des réverbères, un nouveau métier apparaît : le métier d’allumeur de réverbères ou falotier venant du grec phalos qui signifie « torche, lanterne ».

Son quotidien

Le travail de falotier consistait à entretenir l’éclairage public de la ville. Il commençait donc sa journée dès l’aube en éteignant les lampadaires d’un bout à l’autre de la ville. Il devait éteindre, mais également nettoyer l’intérieur de chaque réverbère lorsque ceux-ci étaient encore à la bougie ou à l’huile.

Le soir venu, l’allumeur retourne à son poste et remplace les bougies des réverbères et les allume. Il doit parcourir de longues distances et monter à une échelle qu’il doit porter tout au long de son trajet.

Le falotier travaille tous les jours de l’année sans congés, il est entièrement dévoué à son travail.

Avec l’arrivée des réverbères à gaz, le travail de l’allumeur change. Il ouvre le gaz et allume les lampes à l’aide de longs bâtons appelés « lampistes« . Plus besoin de monter à une échelle, mais son matériel reste tout de même lourd et les distances à parcourir aussi longues.

Ce métier disparaîtra par la suite avec l’arrivée des lampadaires électriques vers 1960. Aujourd’hui, ces personnes sont appelées agents de travaux publics.

Un renouveau pittoresque

Depuis 2009, la ville de Brest en Biélorussie a réintroduit le métier ancien d’allumeur de réverbères.

Victor Petrovitch Kirisiouk, travaille seul et allume chaque soir les lanternes à gaz des 19 réverbères de la rue de Sovetskaya, qu’il éteint au matin. Vous le reconnaîtrez facilement en costume de l’époque en haut de son échelle.

Si vous voyagez en Biélorussie, ne manquez pas ce spectacle tout droit sorti du XVIIe siècle !

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